Népal

CIMG164329, 30, 1, 2 juillet, Katmandu

Depuis le temps qu’on en rêvait… On y est ! Bon en réalité on est surtout dans notre lit parce qu’on a définitivement chopé un truc en Inde et ce truc ne veut pas nous lâcher. Alors Kathmandu pour le moment c’est surtout le lit (heureusement il est confortable), les momos (un plat népalais, il était fait pour moi !!! Oui maman, malheureusement on m’appelle momo…), les masala tea et les masala tea, les momos et le lit.

Bon on ne fait pas que dormir non plus, on planifie nos vacances quand même !

A première vu c’est pas fou hein… Steph on t’attend toi et ton énergie de jeune voyageuse pour nous remettre sur pieds ! Oui parce que Steph nous rejoint ! Hyyyyhaaaaaaa !!! Bon Stouph, va falloir y aller doucement hein parce que Seb et moi, ça fait 6 mois qu’on vit à 2 sans personne pour nous perturber… Emilie, c’est pareil, tu notes ! Oui parce Emilie nous rejoint aussi après ! Hyyyyyyhaaaaaa bis !

Les filles, on vous aime !!!

Bon c’est tout pour aujourd’hui, on va prendre un masala tea…

3, 4 juillet KatmanduCIMG1788

L’Himalaya, l’Everest…
Ca vous fait rêver ? Et bah on l’a fait !!! WE DID IT !!!
Bon pas à pieds évidemment… Oh ! Vous croyez quoi ?!
En avion… Petit avion de 18 places qui tremble quand il décolle, qui tremble quand il vole, qui tremble quand il atterri… Bref il a tremblé tout le temps et moi aussi.
Pour vous donner une petite idée de la taille de ma peur, suffit juste de regarder la taille de l’aéroport…

On n’a pas survolé les montagnes car certaines culminent à plus de 8000 mètres, beaucoup plus haut que nous ! Alors on les a vues de côté et on a pris des photos à travers les hublots. Alors c’est pas les photos les plus folles du monde mais nous, ce qu’on a vu, c’était complètement dingue… Des sommets enneigés, les ruisseaux qui dévalent la montagne, les nuages chantilly et surtout le beau soleil qui se lève derrière l’Everest. Juste magnifique…

5 juillet, Katmandu

CIMG2329Steph est arrivée !! Bon elle est arrivée avec plus de polaires que de débardeurs, des moufles, une écharpe, un bonnet et même un plaid…

J’ai eu le malheur de lui dire qu’il risquait de faire froid…

Dans les faits, il fait plus de 35°, on transpire comme des bœufs, on brille, on coule, on sue. Le soleil nous tape la tête, on prend des coups de soleil… Trop chaud ! Définitivement trop chaud…

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On n’attendait qu’elle pour tester toutes les bières locales, c’est chose faite ! C’est d’ailleurs tellement chose faite qu’on a perdu une de nos chaussures en rentrant se coucher… Pffff on verra demain hein ?

6 juillet, Katmandu

Je mets fin à tout ce suspens… Nous avons retrouvé la tong.

On s’était mis un peu la pression, on s’était dit « Steph arrive, faut qu’on assure, ON NE DORT PLUS ! » On s’est traîné jusque dehors à 12h, le ventre plein et les pates lourdes.

On a commencé la journée par Monkey temple, un temple classé au Patrimoine mondial de l’Unesco qui surplombe la vile. Des singes de partout !!! Rassurez vous, nous sommes tous sortis indemnes de cette confrontation (qui aurait pu être fatale quand même).
On a enchaîné par une petite balade à pieds dans la ville. C’était rigolo de voir Steph s’extasier devant les charmes de la vie asiatique, parce que nous, après 6 mois… Bah ça nous fait plus grand-chose. Les vaches dans la rue, les fermes en plein centre ville, les douches en plein air, les chiens errants, les déchets partout…
Le seul truc qui nous a tous scotché pendant 5 minutes c’était les deux cochons morts qui flottaient dans la rivière… Je sais pas pourquoi ils étaient là, s’ils étaient malades, s’ils se sont noyés ( ha !). Mais quand on a pensé que quelques mètres plus bas ils se lavaient dans la rivière et y faisaient leur lessive…

IMAG0841Pour rejoindre Bodnath, c’était un vrai rallye-cross sur la route, des trous, des vaches, des flaques qui ressembaient plus à des lacs… Tout ça pour un sanctuaire bouddhique… Mais quel sanctuaire ! Son stûpa est l’un des plus grand du monde ! Et tous ces gens qui tournent, qui tournent, qui tournent… Et qui nous donnent le tournis ! Ils tournent autour du temple, plusieurs fois et ils prient…

A Pashupatinath on a assisté à des crémations. C’était tout à la fois dingue et perturbant. Ils commencent par purifier les corps en les plongeant dans la rivière, les recouvrent d’un drap et puis les mettent sur les bûchers. Après quelques heures, quand le corps ressemble à un vieux feu de cheminée, ils jettent les cendres à la rivière. A Pashupatinath il y a entre 40 et 60 crémations par jour. Pendant que les corps brûlent, les enfants se baignent et fouillent le sol à la recherche des bijoux en or qui n’auraient pas fondu.

CIMG21947 juillet, Bhaktapur

Bhaktapur c’est pas loin de Katmandu, 15 kilomètres seulement. Sauf que l’état des routes laisse tellement à désirer qu’il nous a fallut 1h30 pour rejoindre cette ville classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Bon faut dire qu’on a cherché un peu aussi… On avait le choix entre bus local et bus touristique, forcément on a pris le bus local. Toutes les deux minutes quelqu’un sautait du ou dans le bus. D’abord assis par terre puis collé aux vitres tellement ‘y avait du monde…
En chemin on a croisé deux jeunes filles en mini short coincées dans 30 cm de boue avec leur scooteur… Qui a sauté du bus et couru à leur secours ? Mon Sebou !!! Mais parfois je ne peux pas m’empêcher de me demander s’il n’a pas accouru aussi vite juste pour le mini short… Avec nos gueules de blanc on nous a demandé 200 Roupies pour le trajet alors que tous les Népalais en avaient payé 15.

Nous : « Ooooh !! Ca va bien oui ?! »
Lui : impassible
Nous : impassible encore plus fort
Lui : « pfff okéééé… »
Nous : « Ahhhhhhaaaaaaaaa Victoireuuuuu ! »

L’adage népalais dit que « qui vient au Népal doit passer par Bhaktapur au risque de n’en repartir qu’à moitié plein… » Bon en vrai c’est pas du tout népalais c’est 100 % de moi mais vous avez compris, Bhaktapur c’est mon coup de cœur népalais.

Le dépaysement est total, c’est une vieille ville, toute en brique, toute rouge où les potiers, les poules et les chèvres se côtoient dans la plus grande indifférence. Chacun mène sa paisible vie, jusqu’au jour où la poule se fait attraper par le potier et égorger devant mes pauvres petits yeux de femme de ville pour qui le poulet nait en barquette.

CIMG2064Mais bref ! A Bhaktapur on a logé chez l’habitant, chez Meera. Quand on est arrivé il n’y avait que les grands parents. Ils ne savaient même pas dire bonjour en anglais. On se faisait des sourires emplis de malaise… La maison est très petite, étalée sur 4 étages. On a visité la ville sous la pluie, c’était tellement beau qu’on n’a pas eu le temps de ranger l’appareil photo une seule fois dans notre poche ! La ville est très pauvre et pourtant on a l’impression d’un grand bien-être. Le soir, enfin Meera est arrivée, on a mangé avec elle, son mari et son fils, (vu l’état de la cuisine nos estomacs appréhendaient un peu…) et on a joué au memory avec Mylan, le petit garçon. Le lendemain, Steph avait la diarrhée. Elle a enchaîné avec un lassi et on a oublié de la prévenir que le lait par-dessus ça n’arrangerait rien… Ce qui n’arrangea rien en effet.

On a fait une petite pause dans un restau qui avait l’air bien sympa. Quand on a vu le lapin boiteux, aux yeux rouges qui suintaient, à qui il manquait la moitié de ses poils on a voulu faire marche arrière mais déjà le serveur s’approchait… Très vite on a éliminé mentalement tout ce qui pourrait nous rendre malade (eau, lait, viande, poisson…) A peu près tout. Tout sauf la bière… Bon bah… 3 bières hein…

Une petite galerie parce que woahhhhh…

8 juillet, Changu Narayan

Ici pas grand-chose à faire ou à voir à part un temple, lui aussi classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Mais on n’a pas été spécialement convaincu. En revanche ce qu’il y a de mémorable ici, c’est que Steph s’est lancée dans la négociation ! Elle a tellement bien négocié, qu’ils lui ont offert la lune sur un plateau d’argent. Mais Steph n’est pas n’importe qui. Après 2 heures de négociation acharnée, elle a tourné le dos, fière et droite, et est partie vers d’autres défis. Elle les a laissé seuls et pantois, le plateau et la lune dans leurs mains.

9 juillet, sur la route pour Chitwan

9 heures de bus à flanc de falaises. 9 heures oui parce que c’est long de dégager la route de tous ces éboulements…
En bas, au choix, la rivière ou les rizières… Les pires routes jamais croisées depuis le début de notre voyage… Miguel avait prévenu, en situation critique « souvenez vous de prier local, là-bas c’est Buddha qui vous sauvera, Jesus n’a pas de réseau au Népal ! » Alors on a chanté Buddha pendant nos 9 heures de route et le bus n’est pas tombé. Merci Miguel, sans toi, c’est sur on aurait servi d’engrais au riz Uncle Ben’s !

10 juillet, Chitwan

Mais quelle impatience Lisa !
Mais quelle impatience Maman !

J’aime vous imaginer devant votre pc, attendre que la page charge pour finalement découvrir que je n’ai pas eu le temps d’écrire… Et qu’il n’y a rien de plus sur Chitwan qu’hier…

Allez je me lance ! Ouvrez grands vos yeux…

Il était une fois, Chitwan…

Tout a commencé à bord d’une jeep. Nan, juste un peu avant en fait. Quand on était encore dans le bus et quand ils étaient 10 à la sortie, espérant nous cueillir comme des fleurs. A chaque sortie de bus c’est la même chose, « ils » sont là, se jettent sur nous et vantent les mérites de leur hôtel, croisant les doigts pour qu’on les préfère à un autre. Sauf que cette fois, on était attendu. On les regardait par la fenêtre du bus, excités comme des puces. ‘Y en avait un plus grand que les autres, son regard à croisé le mien et il a dit « Morgane ? ». Bon en vrai il a pas vraiment dit Morgane, peut être plus un truc qui ressemblait à « Bolgan ? ». Il était là, avec sa jeep et son sourire, Raj. Heureux propriétaire d’une toute nouvelle guesthouse perdue dans les rizières du village de Sauraha en plein cœur de la réserve naturelle de Chitwan.

Bon et la jeep hein ?!! Oui parce que pas de voyage en pleine nature sans jeep. A l’arrière de la voiture, on était heureux, le sourire aux lèvres, les cheveux au vent, le soleil sur notre peau bronzée, sautillant légèrement au gré des mouvements de la route… (Pour la vraie version c’est là –> A l’arrière de la voiture, on était heureux, les mouchillons dans les dents, les cheveux collés par la sueur, le soleil brûlant notre peau aspirine, sautant et rebondissant telles des balles de tennis sur les fauteuils tassés par les nombreuses fesses lourdes passées par là avant nous.)

On a pris possession de nos quartiers dans une guesthouse pas tout à fait neuve en réalité et surtout envahie d’insectes, mais c’est le jeu et le sacrifice à faire quand on se décide à investir les réserves naturelles.

Bon pour que vous compreniez bien, Raj c’est le copain de ma copine Lisa. Elle est Française et Lyonnaise de surcroît (et elle se marie dans 44 jours (oui j’ai compté !!!) et non, pas avec Raj !), lui est Népalais, ils se sont rencontrés ici à Chitwan lorsqu’elle est venue y faire un petit tour l’année dernière. Voilà pour les présentations.

On n’a pas eu beaucoup de temps pour se poser, on est immédiatement reparti faire une petite balade avec Porkas, (ça fait mille fois que je prononce ce prénom, ça me fait toujours autant marrer). Il a pas fallu longtemps pour se mettre dans le bain. Des insectes partout et surtout dans nos mains, parce qu’ici on aime la vie, y compris quand elle ressemble à un cafard dégueulasse ou à une grosse araignée qui ferait faire des cauchemars à Spiderman… Sous notre regard apeuré, Porkas attrapait tout ce qui passait par terre, le posait délicatement dans nos mains et nous racontait la vie. Nous, on poussait des petits cris de gamines et se secouait les mains puis le bras pour être sur qu’il n’y avait plus rien et puis on laissait les frissons nous envahir… Quand je dis nous, c’est pas Seb évidemment… Pas parce qu’il ne criait pas, non, mais parce qu’il ne s’est pas risqué au jeu. Il aurait crié encore plus fort c’est sur… Un agriculteur a forcément peur des petites araignées…

Et puis on a fait la rencontre d’un petit bébé éléphant abandonné par sa maman et recueilli par l’armée… On l’a caressé. Il était pas doux du tout. On a aussi vu un bébé rhino, 1 mois, 500 kgs…

Et sur l’autre bord de la rive on a vu un crocodile ! Un vrai ! Un sauvage ! Un qui mord si tu l’approches ! A-M-A-Z-I-N-G !

CIMG269211 juillet, Chitwan

On a passé la nuit sous la moustiquaire, enfin pas tout à fait en fait… ‘Y en a pour qui l’utilisation de la moustiquaire se révèle aussi compliquée que le rubik’s cube… Ma foi, ‘y en a qu’ont des boutons de moustique, d’autres pas !

Razendra… Ahhh Razendra… Si j’étais pas amoureuse de Seb et si Steph était pas amoureuse de Miguel on aurait choisi Ra… Raaaahhhh, notre guide pour notre trek dans la jungle ! Avec Corkan son assistant !

Quand on les a rencontrés ils étaient en pleine concertation « on traverse ou pas la rivière ? » Il avait tellement plu la vieille que le courant ne les rassurait pas trop… Sur la berge en rejoignant la barque, un serpent à pointé le bout de son nez, quand les guides se sont excités et qu’ils ont grogné, on n’était décidemment plus rassuré du tout…

Comme prévu on a dérivé et on a été emporté par le courant… On s’est quand même retrouvé de l’autre côté de la rivière, sans encombre ou presque… Parce qu’une énorme araignée avait élu domicile dans notre barque…

On avait à peine mis un pied dans la jungle que Ra nous avertissait… Je vous la fais courte mais en gros ça a donné ça :
CIMG2626 « Si on croise des rhinocéros et qu’ils nous chargent, courrez en zigzag si nous sommes dans la plaine, montez dans un arbre si on est en forêt,
Si on croise des éléphants et qu’ils nous chargent, courrez, mais courrez plus vite qu’eux (ce qui dans les faits est difficile, voire impossible.) Sinon, priez…,
Si on croise des ours, on se rassemble et on fait du bruit pour les faire fuir,
Si on croise des tigres, eye contact, surtout ne pas leur montrer qu’on a peur. Super fastoche ! Sinon, priez encore… »

Après ça, moi, j’avais plus du tout envie de ce trek…Pour me rassurer j’me disais, « nan mais si c’était dangereux ils auraient des fusils, pas des bâtons en bambou et puis si c’était vraiment dangereux ce serait pas une activité pour touristes… » Mais j’étais pas rassurée du tout…

6 heures de rampage à travers la brousse, 6 heures à se demander « mais comment on monte sur cet arbre, ‘y a pas de branche ! » 6 heures à se prendre pour les aventuriers de l’extrême. Tellement de l’extrême que j’ai fini par faire le trek pieds nus parce qu’avec de l’eau jusqu’à la taille mes pauvres petites chaussures de marche auraient trop souffert. Dans ma tête le calcul s’est fait très vite :
je préfère marcher avec mes chaussures roses au risque de les salir
ou je préfère marcher pieds nus (sauver mes pitites chaussures) au risque de marcher dans une eau maronnasse dans laquelle on ne voit rien, où vivent les sangsues, les crocodiles, les serpents et les araignées ?
Pieds nus évidemment !!! Logique nan ?

Et puis alors que la fin approchait, sur un petit chemin surplombant des marécages, juste après le virage, deux rhinocéros, énormes ! Seb a couru aux côtés de Ra et Corkan pour les voir de plus près. Steph et moi on s’est regardée. Dans ses yeux j’ai lu « pas d’arbre pour grimper, pas possible de courir en zigzag à cause des marécages, Momo on fait quoi ?!!! » Dans les miens elle a vu « Stephhhhhh on va mourir !!!… » Alors on a couru, mais pas vers Seb, Ra, Corkan et les rhino… Dans l’autre sens… Et ils se sont tous bien foutu de nous…

CIMG2736Quand le soleil s’est couché sur la rivière, on est allé voir un spectacle de danses et chants locaux… Parfois c’était émouvant et parfois très drôle. Surtout pour la danse du faon (un danseur déguisé en faon) quand le voisin de Steph lui a demandé « is it a real picok ? » Et puis on a dansé nous aussi, au rythme des tamtam et des tambours…

On a terminé la soirée avec Ra et ses amis à déguster de la bière locale, fabriquée dans les caves sombres des habitants, le chaing, un truc à l’alcool de riz. On a été accueilli à cœur ouvert par une bande de 4 gars, tous amis et tous chanteur. Pas trop chanteur en fait… Mais ça ne les a pas empêché de tirer la chansonnette, ça sonnait souvent faux mais c’était toujours beau.
On a bu et chanté népalais pendant toute la soirée. On avait un peu de mal à se comprendre, il faisait sombre et leur accent était prononcé mais on s’est bien marré. Ils étaient cuisto, informaticiens, ou guide on était touristes. Séparé par des milliers de kilomètres mais Céline nous a rapproché. Oui, ici tout le monde adore Céline Dion. Alors on a chanté Titanic…

Une journée très forte en émotions. On s’est d’abord perdu dans la brousse de la jungle pour finir par se retrouver dans un bar très familial, entouré de ces Népalais que nous n’avons croisé que quelques heures mais que nous ne sommes pas prêts d’oublier.

12 juillet, Chitwan

Journée détente à faire du vélo dans le village, à papoter avec Ra, avec Raj, à faire un peu de shopping, à rêver devant les éléphants dans les rizières… Le soir on a été invité à manger par Raj, mais il n’a pas dîné avec nous… Le Dal Bath et les piments, ça pique ! On a mangé sur le lit de la cuisinière avec Corkan et d’autres Népalais qui ne parlaient pas anglais…

On a papoté jusque tard dans la nuit. On a ri, on a même pleuré et puis Ra est parti le premier. Il nous a serré la main, froidement, sans dire un mot et a enfourché sa moto. Un adieu qui disait « c’était chouette mais on ne se reverra jamais alors ne nous étalons pas trop en émotions hein… » On s’est endormi avec l’impression pour la première fois d’avoir été plus qu’un simple porte monnaie…

13 juillet, sur la route pour Pokhara

Un 9 juillet bis… A prier Buddha pour ne pas tomber dans les falaises…

14, 15, 16, 17 juillet, Pokhara

Pokhara c’est LA ville de départ des treks. Et comme on est super courageux et aussi un peu fou, on s’est lancé le défi du trek de 4 jours. Seb, c’est mon chéri, il croit vraiment en moi, pour m’encourager il n’a pas arrêté de dire « nan mais Mo, pourquoi on s’est lancé là dedans, tu vas jamais y arriver… » Merci.

Après 4 jours…

– Altitude : 3 200 mètres.
– Dénivelé : 1 800 mètres.
– Litres d’eau bus : 1 000 000.
– Litres d’eau pris sur la tête : Suffisamment pour traverser le parapluie, le k-way et mouiller tout ce qu’on avait dans le sac.
– Chutes dans les rivières : 4
– Soupirs : Je ne peux pas les compter, je ne respirais plus, je soupirais.
– « J’y arriverai pas » : Je me rappelle même plus tellement je l’ai dit !
– « C’est la pire journée de ma vie » : Au mois 20 fois !
– Sangsues : Beaucoup trop…
– Douches sales, draps sales, toilettes sales, … : pffff…
– Montagnes vues au cours de ces 4 jours de trek : 0 !
– Nuages vus au cours de des 4 jours de trek : Pas 1, pas 10, pas 100… L’espace entier était un nuage !
– Etat physique : courbatures, saignements de nez, orgelets, panari, piqures d’insectes, morsures de sangsues, brûlures de soleil, maux de tête, herpès, diarrhée, problèmes respiratoires. Et on n’a pas toutes les photos hein !

Et ci-dessous c’est toutes les preuves pour vous montrer qu’il a plu vraiment vraiment vraiment !

On pourrait croire à lire la phrase du dessus qu’on a vécu l’enfer mais encore une fois Céline Dion nous a sauvés !
On a passé 4 jours à chanter Titanic et à danser quand notre corps nous le permettait encore…
On a traversé des mini villages montagnards polypocket, on s’est séché auprès du feu, on a fait des mimes pour tuer le temps et inventé des tas d’autres jeux stupides ! Et surtout on l’a fait et on est allé jusqu’au bout !

Steph insiste alors je suis obligée de le citer. Raj (encore !!! Ils s’appellent tous Raj ici !) notre guide amoureux de Steph et de Seb. Ils leur faisait toujours des câlins, caressait délicatement la paume de la main de Steph, et disait à Seb « My Love »… Et moi ? Bah rien. Je crois que je lui ai fait peur ! C’est peut être parce que lui ai montré mes pieds…


On m’a dit récemment « ouais ton blog il est sympa mais ‘y a pas assez de photo »… Vous voulez de la photo ???!!!! Et bah voilà !!!

Pour remercier notre corps d’avoir fourni tant d’efforts et surtout d’avoir résisté jusqu’au bout, on a voulu le remercier en lui offrant un massage spécial « après trek »… Mais quelle mauvaise idée on a eu ! Sur le papier ça avait l’air super cool, un mélange de massage thai et ayurvédique… Le bien être assuré…
Mais la réalité est bien plus difficile… Leurs mains de maçons sur nos corps abîmés qui tirent et pétrissent, leur poids entier sur nos muscles endoloris, nos membres écartelés qui crient pitié et puis nos cris étouffés… 1h30 de pure souffrance… Surtout pour Steph qui a conclu « Nan mais en fait je déteste quand on me touche la clavicule, les pieds, les chevilles, les mollets et le ventre… » Ah bah oui dans ces cas-là…

Notre corps a pris cet affront pour la pire des trahisons, il a refusé de bouger d’un cm. On l’a forcé tant qu’on a pu mais chaque pas réveillait en nous des courbatures bien installées, à chaque pas il nous le faisait bien payer.

CIMG3275Mais depuis quand mon corps ne m’appartient plus ? Mais depuis quand il refuse de m’obéir ?! Tu vas te bouger jusqu’à la piste de danse du busybee bar oui ?! Et tu te trémousses plus que ça s’il te plait ! Seb n’a pas compris, il nous a pris pour des menteuses, on lui disait qu’on avait trooop mal, qu’on pouvait pas marcher, que visiter la ville c’était absolument au dessus de nos moyens, mais quand Freddy Mercury a fait grésiller les enceintes y a eu comme un miracle. Ce n’était pas Jean Paul II mais le King du Rock qui nous avait touché.
A 23 heures les flics ont envahi la rue, couvre feu immédiat.

On a dormi comme des bébés.

18 juillet, sur la route pour Katmandu

Nous connaissons la prière. Vous connaissez la chanson.
Prière, Buddha, falaises, Uncle Ben’s.

19 juillet, Katmandu

Il ne nous restait que Dubar Square et Pathan à faire pour avoir bouclé la ville. Mais ces petits chenapans de Népalais on triplé le prix des entrées des sites touristiques… Alors on a visité vite-fait-bien-fait-de-loin et on est rentré profiter de notre dernière soirée népalaise. Oui parce que c’est déjà la fin, demain on prend l’avion pour New Dehli… Back to India !!!

Allez, Surugaru mes amis !

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9 réflexions sur “Népal

  1. Merci pour ce long et bel article !
    Je voudrais plus de détails et de petites histoires à votre retour !
    Je pense que les paysages sont très différents en période de mousson ! Et il y a encore plus de vilaines bestioles ! Et tu es complètement crado d’avoir fait la jungle walk pieds nus !!
    Comment il s’appelle le gars à qui Steph met du vernis déjà ? Je l’avais rencontré aussi !
    Continuez bien les copains, on attend la suite !
    (Pas vrai, maman de Morgane !?!)

  2. Si, tout à fait Lisa !
    J’ai cependant un commentaire à écrire :
    Dans le passage  » moustiquaire tsoin tsoin rubik’s cube…. boutons de moustiques. »… qui se gratte sur la photo CIMG2643 ? je vous le demande ? C’est y la nouvelle venue qu’on voit dormir comme un ange (sans moustiquaire d’ac mais….) qui se gratte ? merci le Julien Lepers qui se cache en chacun de nous….
    Moques toi, puce moques toi….. Bises à tous ert merci pour ce super journal de voyage foi de Mian !…

  3. Je suis comme Lisa et la maman de Morgane, j’attends la suite!
    Vous avez l’air d’être bien occupé mais nous on aimerait des photos et surtout le récit de vos aventures A quand la nouvelle mésaventure! Bisous à tous!

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