Kuala Lumpur

CIMG8858De Phnom Penh on a pris notre avion jusqu’à Kuala Lumpur. On est arrivé exténué alors qu’il n’y avait que 2 heures d’avion.
On n’a pas vraiment compris pourquoi, mais on n’a cherché plus longtemps…

On n’avait pas prévu de passer par ici mais on a fait le Laos trop vite et on avait des jours à tuer.
On s’est dit que tuer ces jours en Malaisie ça serait cool, alors nous y voici !

On était si fatigué qu’on s’est fait complètement arnaqué !!! La plus grosse arnaque depuis le début de notre voyage !
Pfffff trop naïfs. Le nez sur notre carte, complètement perdus, à la recherche d’un bus, d’un métro ou de quoi que ce soit qui nous aurait emmené jusque dans le centre ville, on devait avoir l’air de deux potentiels pigeons…
Un chauffeur de taxi nous a proposé de nous déposer pour 20 ringits (à peu près 5€) à notre auberge qui se situait selon lui à environ 15 minutes de la gare où nous étions. Seb n’a pas tiqué, pourtant on était près à y aller à pieds parce d’après le plan c’était pas si loin… Le mec, très sympa, rigole, nous mets à l’aise, il nous explique des tas de trucs sur sa ville et nous donne sa carte. Il emprunte une route un peu bizarre et fait demi-tour parce la route est bloquée, il peste. Je commence à douter, il y a un truc louche… Il nous dépose enfin. Il n’a pas la monnaie, c’est pas grave il était sympa… Le soir on sort de l’hôtel et sans le vouloir, on parcoure en quelques minutes à pieds seulement le chemin qui nous sépare de la gare…
Aaaahhhhhhhh le Sal*** !!!

On a posé nos sacs dans une auberge de jeunesse très sympa et on est aussitôt ressorti visiter la ville.
C’est fou comme on peut se sentir bien quand on a quelques repères. Dommage que McBip et HSBC constituent ces pilliers, mais on ne fait pas exprès, c’est la faute à la mondialisation et au capitalisme !

On a découvert le night market, le central market, Chinatown et Little India. C’est rigolo parce que les quartiers ont les même noms qu’à Singapour. Morts de faim on a trouvé un petit restau indien et on s’est installé.
On a choisi au hasard, incapables de comprendre ni la carte, ni le serveur. Mais c’était drôlement bon. Drôlement gras, mais drôlement bon.

CIMG8831Et puis tout d’un coup, le ciel est devenu noir. Et Seb a voulu un Sunday.

(Bah oui ça faisait si longtemps qu’on n’avait pas vu de McBip !!!)

Son sunday dans les mains, on s’est hâté pour ne pas être pris par l’orage. La pluie est arrivée et nous a trempé comme si on avait ouvert un robinet. On s’est abrité des milliards de gouttes que le ciel malais nous versait sur la tête, on s’est caché des éclairs qui tombaient ci et là et on a attendu. On a regardé la nature se déchaîner, la rivière sortir de son lit, les arbres perdre leurs branches par la force du vent, les moteurs des motos prendre l’eau, les bus faire des gerbes d’eau dignes des plus grands parcs aquatiques, les rats sortir des égouts complètement paniqués et courir dans tous les sens à la recherche d’un abri, et une femme, qui en a profité pour laver sa voiture et rester sous la pluie en attendant que cela cesse.

On a pris l’eau nous aussi, mais il faisait chaud. On a attendu. Longtemps. Et puis d’un coup la pluie s’est arrêtée, aussi brutalement qu’elle était venue. Quelqu’un a dû fermer le robinet.

L’orage-tempête a duré 40 minutes. On est reparti tout humides et on a rejoint notre auberge les pieds dans l’eau, le gobelet du McBip dans nos mains…

Tout ça, à cause d’un Sunday…

L’eau a atteint le 29 c’est pour dire !

29 avril, Kuala Lumpur

CIMG8744Notre chambre sans fenêtre (on fini par s’y habituer) est très mimi, c’est pas le grand confort mais on y est bien. On a même le petit dej inclus ! Allez-y on vous le conseille ! C’est Matahari Guesthouse dans Chinatown ! C’est donc autour d’un thé et de quelques tartines au beurre de cacahuètes que nous avons rencontré Aurélie et Alban, des Grenoblois en vacances !

Tous les 4, nous sommes allés nous perdre dans les dédales d’un gigantesque centre commercial, prendre des milliers de photos des Petronas Towers, assister à un spectacle d’eau et de lumières (ça n’avait pas vraiment l’air d’un spectacle en vrai, plus à un teaser de spectacle…). On a mangé malais, on a papoté et on a fini la soirée jusque tard dans la nuit sur les canapés de notre auberge. Le lendemain ils partaient pour un trek dans la jungle. Avec Seb on a beaucoup débattu. On y va ? On n’y va pas ? Et on s’est même un peu battu. Finalement on n’y est pas allé, Seb n’est pas encore au top de sa forme et l’idée des sangsues collées à ses jambes, ça le faisait pas rêver…

IMG_0065Les petronas tower c’est 6 ans de travaux, 36 910 tonnes d’acier, 160 000 m3 de béton, 90 secondes pour aller du parking au 88ème étage, 462m de hauteur et 2 mois de travail pour nettoyer les 32 000 fenêtres que composent ces édifices (à ce rythme là, il doit toujours y avoir quelqu’un entrain de nettoyer…) L’une sert à accueillir le siège de la société Petronas l’autre à accueillir un million de m2 de boutiques et lieux de divertissement…
Pour monter au sommet c’est toute une entreprise, quelques heures de queue (certains viennent à 5h du matin…) 80 RM par personnes soit 20 €, et parfois même la mauvaise surprise d’être refoulé parce qu’ici le surbooking est une pratique avérée.
Trop cher pour nous, vous n’aurez les photos que d’en bas mais c’était quand même beau ! On se sent absolument minuscule et on admire le bleu-argenté des tours qui brillent dans la nuit…

Un petite galerie de photo parce que c’était vraiment beau…

30 avril, Kuala Lumpur

Merdeka Square, une place toute plate, toute verte en plein centre ville, chargée d’histoire. C’est là que fut abaissé le drapeau de l’Union Jack et hissé celui de Malaisie. Il flotte dans le ciel malais depuis 1957. C’est aussi ici que le samedi soir des films y sont diffusés, des concerts donnés et la fête partagée ! La journée on y meure de chaud, nulle part où s’abriter du soleil qui brûle alors on traverse et vite, et on se cache sous un palmier mais ils sont tellement fins qu’ils ne font pas bien d’ombre…

A côté il y a le KL City Gallery, un musée sur l’histoire de la ville. Les photos y sont chouettes mais on s’y ennuie vite alors on n’est pas vraiment resté… On a re-traversé Merdeka Square, fous que nous sommes, on a encore cru que les palmiers pourraient nous abriter… Pffff…

Et pas très loin non plus il y a une mosquée gigantesque, très très belle, c’est Masjid Jamek. Elle est coincée entre les tours et les palmiers (encore…) Le soir, la mosquée se reflète dans les bassins d’eau et c’est vraiment beau ! Et quand en plus y a la prière, alors là, on se croirait dans un autre monde !

1er mai, Kuala Lumpur

Notre auberge est en plein cœur de Chinatown et à deux pas d’ici il y a le quartier indien. La ville est moderne et développée, c’est assez facile de s’y balader, c’est finalement assez comme chez nous et pourtant on sent bien et on voit bien qu’on est encore en Asie !

A Chinatown on y marchande volontiers les dvd piratés, les fausses TagHeuer (hein Brice !!!), les très très faux Vuitton et on se laisse prendre au jeu de la contrefaçon… Bouhhhh c’est mal !!! Mais notre œil aguerri n’est pas dupe et puis on a un peu de morale toute de même et puis de toute façon si un jour j’ai un Vuitton ce sera un vrai, pas un de Chinatown de KL (ici pour être cool on dit KL, pronnoncer Kai-El) et puis de toute façon Vuitton c’est moche d’abord !

2 mai Kuala Lumpur

On a un peu honte parce que là on n’a pas grand chose à vous raconter tellement on n’a pas fait grand chose… Culturellement parlant j’entends ! Encore une fois c’est la faute aux autres pas la notre !

Y a quelques jours on a rencontré Brice, « il est vraiment dingue, j’ai jamais rencontré un mec pareil, c’est désormais mon modèle de vie » dixit lui. Il y a aussi Marco et Lucas des Swiisssss-plongeurs-très-sympas, Dominique, l’instit voyageur dont je jalouse les photos (et en plus il m’énerve parce qu’à chaque fois qu’on le voit il me dit « tiens j’ai fait des jolies photos tu veux voir? NNNNOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!!!), et puis d’autres encore mais j’ai déjà oublié leur prénoms… Ah oui on a rencontré un Miguel qui ressemblait beaucoup à Miguel ! Encore une fois on s’est retrouvé coincé à notre auberge à faire rien d’autre que de se raconter nos vies… Ambiance colonie de vacances ! C’est très sympa de se lever, d’aller prendre son petit dej et de savoir qu’on va y trouver du monde, alors on reste sur les canapés. Et puis c’est tout. On reste sur les canapés.
Y a une fille ici, nous l’appellerons « Mlle-Triple-Tranche-Beurre-Beurre-De-Cacahuètes », elle mange des tartines à 100 000 calories la bouchée. Elle y mélange du beurre avec du beurre de cacahuètes et ensuite elle empile tout ça et elle s’empiffre. Ca coule (oui parce les tartines sont chaudes alors ça fond) (c’est pas comme s’il faisait déjà 40 degrés dehors), y en a sur ses joues, sur ses mains et elle mange encore et encore… Peut-être espère-t-elle devenir Sumo… Enfin bref ceci n’a aucun intérêt, j’en conviens. Seulement voilà, « Mlle-Triple-Tranche-Beurre-Beurre-De-Cacahuètes » intervient dans la suite de l’histoire, il était donc de mon devoir de vous la présenter.

On a notre petit restau indien favori qu’on squatte gentiment, ici aussi on choisi les plats au hasard mais on est toujours bien tombé. Les plats sont tellement épicés qu’on se remplit le ventre de nan et de chappati (c’est comme le nan mais en mieux !) pour faire passer ! On s’entraîne ! Emilie tu devrais faire pareil…

Bon aller, ça fait quand même 4 jours qu’on est là… Faudrait p’tet un peu se motiver… Direction Malacca !!!

Donc pour terminer de bonne humeur, une petite galerie de photos de la ville !

3 mai, Kuala Lumpur

Bon en fait non. Erreur de timing. Erreur de booking. On n’a pas de chambre à Malacca.
On fait quoi ? On va où ?
Bon bah… On reste !
Sauf qu’on n’a plus de chambre… Finalement on nous dégotte deux petits lits en dortoir. Seb tire un peu la tronche. Une nuit ça va passer vite !

Il est 4h du matin, après quelques bières et quelques nans partagés avec nos amis de passage on décide enfin de rejoindre notre dortoir.

A ce moment là je rêverais d’être un écrivain hors-paire pour vous décrire ce que nous allons vivre.

Nous poussons délicatement la porte de la chambre, afin de ne pas déranger nos voisins d’une nuit, et là, l’odeur fétide qui nous emplit le nez et qui ne nous quittera pas avant de nombreuses bouffées d’air pur, nous saisit. C’est un mélange d’émanations de chaussures de 10 ans d’âge qui auraient parcouru le Marathon de New York par 50 degrés, qui auraient aussi pris un bain d’eau de pluie croupissante et sur lesquelles un vieillard malade aurait vomi… Pour la première fois, nous voilà face à l’essence même de la puanteur.

Est-ce que vous saisissez l’état de notre nez et de notre cœur à ce moment là ?

C’est donc l’estomac au bord de lèvres, les narines pincées et notre nez demandant pitié que nous nous décidons à braver les pires remugles qu’ils soient donnés à l’homme d’affronter. Nous pénétrons dans l’antre du Mal.

Evidemment, je ne vous ferai pas l’affront de la vraie photo… J’en ai choisi une beaucoup plus neutre et beaucoup plus sympa qui heurtera moins vos esprits innocents !
CIMG8891Contrairement au cinéma où il est aisé de décrire une scène lorsque plusieurs choses se déroulent en même temps il me semble qu’à l’écrit c’est impossible, ou tout du moins je ne sais pas faire. Sachez donc qu’alors même que notre odorat est soumis à rude épreuve, nos oreilles sont elles aussi assaillies et se retrouvent victimes d’attaques de sons étranges et dérangeants. Des ronflements !!! Que dis-je ??? Des vrombissements ! Des aspirations entrecoupées ! Des expectorations visqueuses, collantes et verdâtres !!! (On n’y voyait rien mais je sais que ça ressemblait à ça…)

Je m’emballe, je m’emballe, pardonnez moi pour l’envolée lyrique sur un sujet si peu ragoutant…

Sur un lit, d’où s’échappent ces odeurs et ces bruits, une masse informe. Et soudain ça bouge, ça gigote et ça s’agite. Et sous nos yeux ébahis elle apparait enfin. « Mlle-Triple-Tranche-Beurre-Beurre-De-Cacahuètes » !!!!!!!!!!

Evidemment. Qui d’autre ?

Si nous finissons par nous habituer à l’odeur, même les boules-quies ne suffisent pas, et nos oreilles crient au massacre.
Les heure passent et je me jure de lui offrir des fruits le lendemain. Fini pour toi le beurre de cacahuètes ma cocotte ! A partir de maintenant tu laisseras les gens dormir en paix ! D’abord, comment ça se fait que les ronfleurs ont le droit de dormir dans des dortoirs ?! Nan mais c’est vrai quoi ?! Et puis aussi si elle était pas si Sumo…

Mince alors… Ces bruits et ces odeurs me transforment en monstre. Pffff, de toute façon, au fond de moi, je sais très bien que demain, on se croisera à la cuisine, elle me sourira, et moi, je lui rendrai son sourire. Trop faible pour oser lui dire quoi que se soit et aussi trop consciente qu’elle même est victime d’elle même…

Finalement, je m’endors en pensant à l’article superbe que « Mlle-Triple-Tranche-Beurre-Beurre-De-Cacahuètes » vient de m’offrir.

Merci.

5 réflexions sur “Kuala Lumpur

  1. Puce,
    J’m’excuse mais la Malaisie est-elle si loin que j’ai déjà pris un an ? vous êtes arrivés en avance d’un mois ou il n’y a pas de muguet pour vous rappeler que chez nou ce n’est encore que le premier du mois …….?
    Bisous à vous ! quand même hein mais dis donc, si un jour vous allez sur mars et ben ça va être dur de compter en années !

    • Pendant un moment en te lisant j’ai douté… Me suis dit « nannnnnnnnnn j’ai pas raté son anniversaire quand même ?!!! »
      Mais voilà l’erreur corrigée ! Merci d’être une lectrice si consciencieuse… 😉

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