Cambodge

CIMG835214,4 millions d’habitants peuplent ce pays à grande majorité agricole. L’industrie textile et le tourisme sont aussi de grands vecteurs de développement. Cependant, comme assez fréquemment en Asie, l’espérance de vie est basse, on a du mal à dépasser les 62 ans…

Le Cambodge fait aussi face à des problèmes de déforestation dus au besoin grandissant de terres agricoles, les lacs souffrent d’une trop forte exploitation et le site d’Angkor est bien trop surexploité.

Gros bout de terre (3 fois plus petit que la France tout de même) coincé entre le Vietnam, le Laos et la Thaïlande, le pays est un paradoxe à lui tout seul.

Angkor fait la fierté de son peuple mais le génocide des Khmers Rouges constitue encore une grande souffrance pour le pays.
L’histoire moderne du Cambodge parait tellement absurde qu’il m’est difficile de l’écrire tant j’ai du mal à comprendre le pourquoi du comment.

En 1946, après près d’un siècle de protectorat français, la France rend l’indépendance au Cambodge.

Entre 1970 et 1974 une terrible guerre civile secoue le pays. Les Khmers Rouges combattent un gouvernement archi corrompu. Ils prennent le pouvoir et sont accueillis par la population comme des libérateurs.

L’année 1975 marque le tournant dramatique du pays. Les Khmers Rouges, mouvement politique et militaire du pays du Parti Communiste, prennent le pouvoir au terme de plusieurs années de guerre civile. Le Kampuchéa Démocratique devient alors le nouveau régime politique du Cambodge. Le but recherché était alors de créer un pays communiste lavé de toute influence capitaliste. Cela s’est traduit par une dictature d’une folie comparable à celle installée par Hitler et ses acolytes. En 4 ans de tyrannie (1975 – 1978), des centaines de milliers de victimes sont à déplorer.

Sous prétexte d’un bombardement américain (on est alors en plein guerre du Vietnam) les Khmers Rouges (déjà bien installés au pouvoir) évacuent les ville en quelques jours. Les habitants sont déportés dans les campagnes pour être « ré-éduqués » et triés. Les militaires sont tués sur le champ, les intellectuels (on est intellectuel quand on parle une langue étrangère, quand on possède un stylo ou des lunettes…) sont envoyés dans des camps et les autres, le peuple, est renvoyé d’où il vient avec ordres de se soumettre au nouveau régime. Cet exode fait déjà de nombreuses victimes.

768px-S-21_Skull_Map[1]Les conditions de travail sont telles, comparables à de l’esclavagisme d’ailleurs, qu’hommes, femmes et enfants tombent comme des mouches. On tue pour un rien, parce qu' »il est préférable de tuer un innocent que de garder un ennemi en vie », on économise les balles en privilégiant le corps à corps, dont bien sur ne sortent vainqueur que les bourreaux, les séances de tortures sont dignes des pires films d’horreur. Vous l’aurez compris, la folie règne en maître. A la tête de cette folie dont s’est emparée le pays ? Pol Pot, 1er ministre du Kampuchéa Démocratique.

Ce génocide dure 4 ans, 2 millions de victimes. En 1978 les Vietnamiens envahissent le Cambodge et libèrent le pays. Précisons aussi que les Vietnamiens en profitent aussi pour le piller… Passons.

En 1997 Pol Pot est arrêté et est emprisonné à vie, il meurt un an plus tard.
Certains anciens dirigeants Khmers Rouges se rallient au nouveau pouvoir incarné par Sihanouk et deviennent députés. (Va comprendre…)

Enfin, en 2009 le procès des Khmers Rouges s’ouvre ! Les 5 principaux acteurs du génocide seront jugés. 5 personnes seulement, mais le gouvernement actuel ne veut pas remuer le couteau dans la plaie par crainte d’un éveil de l’instabilité. La communauté internationale ne bronche pas, bien consciente de ses propres torts, avoir préféré soutenir le régime khmer que le régime pro-vietnamien…

1975-1978…

Avoir 20 ans en 75, 58 aujourd’hui.

Se balader dans les rues de Phnom Penh ou partout ailleurs dans le Cambodge c’est faire face et regarder droit dans les yeux ceux qui ont vécu ce génocide sans savoir qui de l’un ou de l’autre a été victime ou bourreau.

En 2013, le régime cambodgien est encore autoritaire et ceux qui tentent de s’opposer au gouvernement en place le payent souvent de leur liberté. Corruption, expropriations forcées, impunité, confiscations sont monnaies courantes dans le pays. Il est absolument incroyable de constater l’indécence avec laquelle s’affichent les hommes politiques et gros industriels du pays devant ceux qui ne possèdent même pas un toit pour s’abriter. A Phnom Penh se côtoient dans la plus grande indifférence les grands bourgeois au volant de leur Range Rover flambant neuf, certainement enrichis par la corruption, et la population rurale appauvrie par la société (soit 80 % de la population totale).

Au total, 1/3 de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les 1 milliard de dollars de l’aide internationale qui représentent à eux seuls 10 % du PIB du pays ne suffisent malheureusement pas à éradiquer la pauvreté.

Néanmoins la situation s’est nettement améliorée, l’économie du Cambodge s’est en effet imposée comme l’une des plus dynamique de la région. Toutefois le pays reste l’un des plus pauvres du monde.

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